Nous étions présents à l'Abri du Canot de Sauvetage lors de ce week-end aux côtés de l’Association pour la Sauvegarde des Sites de Roscoff.
Patrimoine en péril : Résister, Raviver, Réimaginer
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Nous étions présents à l'Abri du Canot de Sauvetage lors de ce week-end aux côtés de l’Association pour la Sauvegarde des Sites de Roscoff.
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Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2020, nous serons présents à
l'Abri du Canot de Sauvetage
de 10 à 12 h et de 14 à 18 h
Nous présenterons deux panneaux sur le Patrimoine Maritime
Le Cimetière marin du Vil et les Marins
Ne manquez pas de passer nous voir
Une visite guidée du cimetière est prévue sur ce thème
samedi à 15 h. Gratuit. Durée 1 h.
Rendez-vous à l'entrée rue Edouard Corbière
(sous réserve de bonnes conditions météo).
N'hésitez pas à prendre connaissance du programme de la ville de Roscoff
https://www.roscoff.fr/Journees-Europeennes-du-Patrimoine-2024.html
Le thème cette année était entre autre "Patrimoine du Vivant".
Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, notre association était présente à la Chapelle Ste Anne à Roscoff les après-midi des samedi 16 et dimanche 17 septembre 2023.
157 personnes sont venues nous rencontrer, se renseigner sur notre action, découvrir les deux panneaux identiques à ceux apposés sur les grilles du cimetière du Vil en juin dernier. Le fascicule "Histoire de Roscoff à travers ses cimetières" édité par l'association était proposé à la vente.
Une quarantaine de personnes ont suivi le samedi après-midi la visite guidée animée par notre vice-président sur le thème Le cimetière du Vil est aussi un lieu de vie .
Olivier Icard a souligné que le cimetière est un lieu de vie par le passage qu'il génère et par nos disparus qui vivent tant qu'ils sont présents dans notre mémoire.
Le choix des quatre monuments présentés cette année a été guidé par le désir de mettre en valeur la vie des personnes qui y reposent. Elles ont toutes œuvré pour le bien des autres ou pour faire progresser la science.
• Dr Denis (1D) En 1845, il a secouru les plus pauvres lors d’une épidémie de fièvre diphtérique. De 1845 à 1862, il publie plusieurs études agronomiques fondées sur les expérimentations qu’il conduit dans son jardin et l’observation des pratiques des cultivateurs léonards. Il joue un rôle moteur dans la promotion des cultures maraîchères de Roscoff et de ses environs. Une rue sur le côté de la mairie porte son nom.
• Georges Tessier (3D) Directeur de la Station Biologique. Zoologiste et généticien de renommée internationale, professeur titulaire de la chaire de Zoologie à la Sorbonne, devient en 1945 adjoint de Frédéric Joliot à la tête du CNRS et directeur de la Station biologique de Roscoff jusqu’à sa retraite en 1970. Il meurt le 7 janvier 1972 et inhumé sans concession et sans monument érigé. Une stèle à la mémoire de Teissier est apposée de l’autre côté du mur mitoyen, dans la Station biologique. La place devant la Station porte son nom.
•
Tombe des Karsakoff (5G)
La modeste tombe en béton avec croix orthodoxe porte
les noms de Paul Karsakoff (1878-1944) et d’Hélène Karsakoff, sans date. En septembre 1939, Paul Karsakoff, russe
apatride depuis la Révolution de 1917,
se réfugie à Roscoff. Quelques Roscovites se souviennent d’un homme cultivé,
pianiste, mais sans ressources.
Nathalie Karsakoff, née à Moscou en 1863, était venue étudier à la Station biologique sous la direction du phycologue Édouard Bornet. À partir de 1891, avec Anna Vickers, elle a exploré pendant plus de 12 ans les grèves de la région, étudié, identifié les algues, les conservant en collection d’herbier, travail fondateur sur la flore marine de Roscoff, reconnu par les scientifiques.
Une demande conjointe du Directeur de la Station biologique et de l’Association Cimetière du Vil obtient en 2017, par vote du conseil municipal, une concession perpétuelle à titre honorifique pour la tombe de Georges Tessier et celle des Karsakoff.
• Cénotaphe à la mémoire de l'Abbé Cohanec (2G)
Sur chaque face de la stèle de marbre,
une inscription rappelle les donateurs : le conseil municipal de Roscoff, les
anciens élèves et enseignants du collège de Lesneven où il a été principal de
1857 à 1868, les paroissiens de Landéda, ville où il s'est beaucoup impliqué lors de l'épidémie de variole de 1869.
A l'invitation de l'association cimetière du Vil, 20 personnes ont
participé à la visite guidée animée par Dany Guillou-Beuzit.
L’occupation du littoral de Roscoff
et des alentours remonte à plusieurs millénaires. C’est au hasard ou à l’œil
exercé d’archéologues amateurs que sont dues certaines découvertes le prouvant :
outils du Paléolithique supérieur sur l’estran de Ti-Saozon, tombes en coffres
découvertes par Georges Delaselle à l’île de Batz, nécropole de l’ilot Roc’Kroum
à Santec, dolmens disparus à Keravel, autant de témoignages de traces de vie et
d’anciens lieux de sépultures.
Au Moyen Äge, le hameau de Roskogoz
avait son cimetière ; une parcelle à Touliguin Park ar veret coz,
champ du vieux cimetière, en témoigne. Au 14e siècle, le quartier de
Croaz-Baz est déjà construit. A
l’initiative des marchands enrichis par un commerce maritime florissant, une
église rectangulaire à chevet plat est édifiée entre 1520 et 1540. En 1550, Les
habitants du port et havre de Roscoff obtiennent le droit de baptême et de sépultures.
Une baillée d’emplacement de tombes a lieu le 28 décembre 1550. Deux
tombes sont réservées pour l’évêque de Léon avec le droit de mettre ses armes
dans la fenêtre du nord-est. Toutes les pierres tombales ont été enlevées quand
le pavage de l'église est réalisé en 1885. Seules deux
dalles anciennes sont visibles sous les fonts baptismaux. Une quinzaine de
pierres tombales ont été remployées pour couronner le parapet de la grève du
Vil près de la Station biologique.
Dans l’église, l’attention des participants a été attirée sur les litres funéraires, découvertes en 2000 lors de la rénovation de l’église et datant de 1643, pour la mort de Louis XIII. Un passage par la chapelle des Agonisants, son tableau de la Bonne Mort, l’antependium en cuir repoussé, puis la chapelle Saint Joseph et ses albâtres de la région de Nottingham, le tableau de Notre-Dame de Guadalupe, témoignages des relations de Roscoff avec l’Espagne et l’Angleterre.
Deux panneaux réalisés par
l’association Cimetière du Vil pour l’exposition de 2017 ont servi de support à
quelques explications sur les enterrements autrefois : bannisseurs de
mort, corbillard, catafalque. La visite s’est poursuivie à l’extérieur, avec
commentaires sur la chapelle Sainte Brigitte, l’ossuaire, le monument à la
mémoire de Dorothée Silburne, les crossettes et pour finir, le cadran solaire
et son inscription « Craignez la dernière ».
| Inauguration le 12 juin 1921 |
158 noms sont gravés sur les deux
monuments commé-moratifs mais quatre noms sont différents. Le Livre d’or voulu
par le Ministère
des Pensions comporte pour la commune 128 noms de ceux qui résidaient à Roscoff
en septembre 39 et ont la mention Mort pour la France, 8 noms
ne sont pas sur le Monument aux Morts. Pour l’exposition de 2014, 180 fiches ont
été établies de morts liés à Roscoff mais très peu sont inhumés dans ce
cimetière ou à Kermenguy. En effet, pendant la Guerre, les morts sur le champ
de bataille étaient inhumés sur place près des postes de secours et des
tranchées ou dans les cimetières des communes les plus proches. Grâce au site
du Ministère de la Défense Sépulturesmilitaires, nous savons que 31
Roscovites ont été inhumés dans des carrés militaires communaux ou des
nécropoles. 54 sont portés disparus sur terre ou en mer, mais les
familles ont parfois mis une plaque à leur mémoire sur leur concession.
En un siècle, bien des familles ont
quitté Roscoff, des tombes ont été abandonnées, trois ont été enlevées en 2016
par la municipalité. Le temps de la visite, les participants ont déposé symboliquement une ou deux bougies
sur les dix tombes restantes qui mentionnent chacune un ou deux Morts pour la
France et écouté les explications concernant treize soldats. ![]() |
| Tombe de J. A Potin |
| Tombe d'enfant |
| Tombe de F. W Stout |
| Devant la chapelle Bagot. Cliché Rémy Sanquer. |
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| Tombe de Joseph SALAUN |
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| Chapelle BAGOT : détails du fronton triangulaire, acrotères et symbole du sablier ailé |
Les
tombes jumelles de la famille Pétel,
en forme de maies, ne sont
pas en kersanton mais en granite gris reposant sur pattes de lion en
marbre blanc. Les croix rondes avec feuilles de lierre sont en revanche sculptées
en kersanton. 
| Tombe de la famille LE MAT |
| Chapelle BAGOT |
| Tombe du Commandant SERVET |