mardi 18 mai 2010

Editorial du Président de l'association - Gérard LOT 18 mai 2010

18 mai 2010

Pourquoi, venus d’horizons différents, avons nous décidé de nous unir pour défendre le cimetière du Vil et lutter contre sa désaffectation ?
Parce que nous sommes animés des mêmes sentiments d’amour et de révolte :

  • Amour de ceux qui ont choisi d’être enterrés là, tout près des vivants, espérant, qu’ après des vies souvent difficiles, au moins leurs restes seraient enfin laissés en paix.
  • Amour du passé de Roscoff dont, depuis 1833, ce cimetière condense l’histoire. Certes, on nous assure que des monuments et « sépultures remarquables » seront conservés.
  • Amour du site dont l’ouverture sur la mer incite au recueillement.
Mais le compte n’y est pas.
Pourquoi, par exemple, ceux qui, bravant l’occupant, ont escorté William Stout jusqu’à la dernière demeure qu’ils lui avaient préparée n’ont-ils ou n’auront-ils plus le droit de l’entourer encore dans leurs tombes.
Qu’en pense la famille néo-zélandaise qui, si touchée par la manière dont Roscoff avait accueilli leur fils au milieu des siens, avait renoncé à rapatrier son corps ?
L’histoire que raconte un cimetière est un tout ; elle ne peut être charcutée.
Cet attachement profond nous conduit à la révolte :

  • Révolte contre le principe même d’une décision qui fait bon marché de l’affection que nombre de Roscovites voue à leur cimetière.
  • Révolte devant la faiblesse des arguments avancés pour justifier la « fermeture », par le manque de places ou les risques encourus.
    Si la municipalité l’avait voulu et en avait pris le soin, elle pouvait récupérer les concessions tombées en déshérence. Elle pouvait même peut-être éviter la création d’un second cimetière. En effet le nombre des crémations a régulièrement augmenté ces dernières années et la demande pour des concessions de tombes pourrait fortement diminuer à l’avenir, surtout si un lieu de dispersion des cendres et un columbarium étaient proposés au cimetière marin du Vil. Maintenant le second cimetière existe mais nous devons ne pas permettre son extension au détriment des terres agricoles.
    Quant aux risques encourus, depuis des années que le cimetière du Vil est laissé à l’abandon, il est étonnant que ces risques ne se soient pas manifestés par au moins un accident. Tant mieux pour la victime potentielle et tant mieux pour le maire qui aurait pu être tenu pour responsable. En effet, avant toute décision légalement conforme entraînant la réaffectation et la fermeture, le maire est tenu d’assurer la bonne ordonnance des lieux pour leur permettre de remplir leur fonction en toute sécurité.
    Enfin nous sommes révoltés par la méthode employée pour forcer de nombreuses familles roscovites à « vider » les lieux. Par des affirmations sans fondement ou des menaces quant au coût d’un transfert ultérieur, on les a convaincues d’obtempérer alors qu’elles n’en avaient aucunement l’obligation légale. Cette évacuation indue, combinée avec l’absence d’entretien, devait, dans l’esprit de nos édiles, fournir à posteriori les arguments nécessaires pour justifier la « fermeture » du vieux cimetière..
  • Enfin nous sommes révoltés par la méthode employée pour forcer de nombreuses familles roscovites de « vider » les lieux.
  • Par des affirmations sans fondement ou des menaces quant au coût d’un transfert ultérieur, on les a convaincues d’obtempérer alors qu’elles n’en avaient aucunement l’obligation légale
  • Cette évacuation indue, combinée avec l’absence d’entretien, devait, dans l’esprit de nos édiles, fournir à posteriori les arguments nécessaires pour justifier la « fermeture » du vieux cimetière.
Eh bien NON !

Nous voulons :
  • Conserver au cimetière du Vil sa destination première,
  • Permettre à tous ceux qui le souhaiteraient d’y être inhumé en pleine terre ou en caveau,
  • Agir pour la création d’un columbarium et d’un espace pour la dispersion des cendres,
  • Mettre en valeur ce lieu qui conserve la mémoire de nos aïeux.
  • Enfin nous nous proposons de rechercher et de faire connaître l’histoire des cimetières roscovites.





O tont eus a-bep lec’h emaomp, perak’ta hon eus dibabet en em strollañ a-benn difenn bered ar Vil ha stourm a-enep he distruj ?Peogwir omp awenet gant santadoù karantez hag emsav
- Karantez evit ar re o deus choazet bezañ douaret amañ e peoc’h e-kichen ar re vev goude bezañ bevet ur vuhez kalet.

-
Karantez evit Rosko hag he bered staliet amañ abaoe 1833. Lavaret e vez deomp ne vo distrujet nag ar monumantoù, nag ar bezioù « dispar »…

- Karantez hon eus evit ar vered-mañ hag a zo ul lec’h pediñ dirak ar mor.




Met n’eo ket tout c’hoazh :


Perak, da skouer, a re hag o deus heuliet William Stout betek ar marv n’o dije ket ar gwir da ziskuizhañ e peoc’h en e-gichen.
Petra a soñjo ar familh eus Zeland Nevez leusket e vab gantañ er vered-se peogwir e oa bet degemeret ken brav gant tud Rosko ?
Ur vered a gont hon istor. Ne c’hell ket bezañ distrujet.
Al liamm kreñv hon eus gant al lec’h-mañ a gas ac’hanomp da stourm :

Peogwir ne vez ket dalc’het kont eo stag tud Rosko eus bered ar Vil.


Peogwir ne zispleg ket mat an Ti-Kêr perak e vije serret ar vered. Gallet en dije an Ti-Kêr adkemer e karg ar bezioù dilezet e koulz hag en amzer : tamm ebet ! Marteze ne vije ket bet anv da staliañ ur vered nevez d’ar c’houlz-se. Muioc’h muiañ e vez devet korfoù ar re varv bremañ. Nebeutoc’h nebeutañ e vez goulennet bezioù. Ha ma vije goulennet ul lec’h evit al ludu ? Arabat deomp leuskel ar vered nevez kreskiñ war-goust ar parkeier hag a zo tro dro.


Abaoe bloavezhioù ez eo dilezet bered ar Vil ha koulskoude n’eus bet anv ebet eus gwalzarvoudoù : gwell a-se evit an Aotrou Maer hag a vije bet kirieg peogwir eo ret dezhañ derc’hel al lec’h e sureñtez ha kempenn.


A-benn ar fin, spontet omp ivez gant an doare da skarzhañ kuit familhoù Rosko dre ober aon dezho pe dre lavar dezho e koustfe keroc’h dezho diwezatoc’h kas ar bezioù el lec’h nevez. Koulskoude n’int ket bet rediet dre al lezenn.


Sur a-walc’h evit an Ti-kêr ar fed leuskel ar vered da gouezhañ e poultr a oa un doare da lakaat an dud da vont kuit ha da zisplegañ perak eo ret serriñ ar vered.

NANN !
Fellout a ra deomp :
  • Derc’hel bered ar Vil,
  • Aotreañ a re o deus c’hoant bezañ douaret amañ,
  • E vefe savet ur « C’holumbarium » hag ul lec’h evit lakaat ludu ar re varv,
  • E vefe kempennet ar vered e lec’h m’emañ hon hendadoù,
  • Kinnig a reomp ober enklaskoù ha lakaat an dud d’ober anaoudegezh gant istor beredoù Rosko.

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  2. Y aurait il donc 2 catégories de personnes : les "archéologues" qui passent leur vie à découvrir de vieux sites pour les mettre en valeur et honorer leurs auteurs,et les"??????" je ne trouve pas de nom, qui en présence d'un lieu rempli de souvenirs architecturaux et surtout de mémoire de ceux qui nous ont précédé et dont certains ont donné leur vie pour nous voudraient le supprimer pour en faire un lieu de loisir.
    Ne supprimons pas ce qui perpétue nos générations et nous appelle à un peu de calme et de réflexion dans notre monde un peu(?) fou!!

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