mercredi 18 avril 2018

2 MAI 2018 à 15 H - PROCHAINE VISITE GUIDÉE DU CIMETIERE DU VIL

 
 
La prochaine visite guidée du cimetière du Vil aura lieu

Mercredi 2 mai 2018 à 15 h
 
Dany Guillou-Beuzit évoquera la création du cimetière
 et à travers quelques monuments, l'utilisation du kersanton dans l'art funéraire.
 
Rendez-vous à l'entrée du cimetière,
rue Edouard Corbière.
(selon conditions météo)
 


Tombe de la famille LE MAT
Chapelle BAGOT
Tombe du Commandant SERVET




jeudi 5 avril 2018

Juste Aimable Potin - 1828-1877

Une liste des concessions échues a été affichée depuis peu à l’entrée du cimetière du Vil.
Trois sont ou seront échues en 2018.
Nous vous rappelons que vous pouvez les renouveler dans les deux ans après la date d’échéance (tarifs 2018 : en pleine terre 190 € pour 30 ans, 300 € pour 50 ans).



 
Dans la tombe 2G-10-06, qui risque bientôt de disparaître, est inhumé Juste Aimable Potin.  

Qui était cet homme aux doux prénoms ?

La tombe est simple : une dalle de schiste ardoisier, surmontée d'une petite croix latine sur socle en kersanton.





Sa famille a fait graver ces mots


ICI REPOSE
 Juste Aimable POTIN
 Gardien de batterie
 au fort Bloscon
 époux de dame Virginie
FARGEAS
 décédé le 15 avril 1877
 à l’âge de 49 ans

 

La déclaration de décès est faite par Olivier Craignou, maître au cabotage et Alexandre Marcel, contrôleur d'armes en retraite, car en 1877, la batterie de Bloscon n'est déjà plus en service.


Extrait du plan des travaux approuvés par Vauban lui-même en 1694

L'ancien  ensemble fortifié de la pointe de Bloscon avait repris du service sous Louis XIV.

"Construit en deux mois, le fort se composait d'une batterie engazonnée de 13 canons, d'un corps de garde avec mât de pavillon, d'un magasin à poudre et d'un magasin d'artillerie. La gorge du fort, séparée du continent par un fossé sec, était fermée par une palissage et un pont-levis dont le bois fut acheté grâce à l'argent collecté par Monsieur de Trofagan, gouverneur des villes de Saint-Pol-de-Léon, de Roscoff et de l'Île de Batz (Archives du Génie. Places abandonnées : Roscoff)".

Quand Jacques Cambry vient à Roscoff un siècle plus tard, il se contente de remarquer, "d'après l'observation de la commune de Roscoff, qu'il serait à souhaiter qu'on changeât les pièces de trop faible calibre, placées sur les batteries", celle de Bloscon et celle du fort La Croix.

Juste Aimable Potin est déjà dit gardien de batterie, en 1865, quand sa femme accouche de leur fils Eugène, dans leur demeure du fort Bloscon.

La batterie est mentionnée dans les Archives du Génie jusqu'en 1870 puis est déclassée à une date qui nous est inconnue. Bâtiments et terrains militaires de l'ancien fort Bloscon sont vendus aux enchères le 15 février 1900 et la caserne est surélevée pour devenir maison particulière.

Bloscon vers 1903


Juste Aimable Potin en a-t-il été le dernier gardien ? Né à Quillebeuf dans l'Eure, avait-il été muté à Roscoff comme militaire ou était-il un simple civil ?

Quelques mots gravés sur une tombe, des actes d'état-civil, nous permettent d'évoquer des vies passées.

Le cimetière du Vil, Mémoire de Roscoff, doit être préservé.


           

jeudi 1 février 2018

Il y a 120 ans .....

Le 1er février 1898, le Channel Queen qui assurait la liaison Plymouth-Saint Brieuc via Guernesey et Jersey fait naufrage sur le récif de la Roche Noire à Guernesey. A son bord quelques dizaines de passagers, principalement des vendeurs d'oignons de la région léonarde. Le naufrage fait 21 victimes dont 14 marchands d’oignons des compagnies Jean-Marie Créach et Hamon Berthevas.

Voir le récit sur
 
 
 
 
 
 
En 1906, quand un monument est érigé à la mémoire des naufragés du steamer Hilda au cimetière du Vil, le naufrage du Channel Queen est rappelé sur une plaque de schiste ovale fixée sur la face Est de la pyramide
 
 

 
 Le 1er février 1998, l’association Tud ar Johnniged a commémoré le centenaire du naufrage lors d’une cérémonie à l’église de Roscoff. Une plaque a été fixée sur la stèle du monument des naufragés de l’Hilda, avec les noms des 9 vendeurs d’oignons de Roscoff et Santec naufragés du Channel Queen et de trois victimes du Paquebot n°5 naufragés le 13 août 1899.
 Les corps des noyés n'ont sans doute pas été tous retrouvés. Il manque les noms de cinq autres marchands d’oignons naufragés : Jean Bellec de Plouénan, Claude Corre, Yves Le Menn et Yves Milin de Saint Pol, François Velly de Sibiril.
 
Une transcription du jugement n° 20 du Tribunal civil de première instance de Morlaix du 7 février 1900 vaut acte de décès de Henri Creignou à la demande de sa fille. Une autre du 7 avril 1900, du Tribunal civil de première instance de Lannion vaut acte de décès pour trois Roscovites décédés lors du naufrage de la Goélette-Paquebot n° 5 et en détaille brièvement les circonstances.
 
 
 


A Guernesey dans le cimetière de Saint-Samson, un monument est érigé par souscription. Nous en ignorons la date.

Un plaisancier, M. Derrien, a eu la gentillesse de nous donner trois photos prises lors d’une escale à Guernesey.