vendredi 15 mai 2020

Le cimetière du Vil d'hier à aujourd'hui




Un de nos adhérents nous a communiqué une ancienne photo en noir et blanc du cimetière du Vil.

La vue depuis l’allée centrale orientée au nord ne porte pas jusqu’au monument aux morts inauguré le 12 juin 1921. Elle nous montre les carrés à gauche. 
Le cimetière a connu plusieurs agrandissements depuis sa création en 1833. Le dernier est postérieur à 1937 après l’acquisition d’une parcelle du jardin du Vil de la succession Galliard ; leur hangar à bateaux, que l’on voit en arrière plan à gauche, est devenu un local technique.

Le cliché des années 50 ou 60 montre un cimetière extrêmement rempli avec une forêt de croix en granit, kersanton mais aussi en bois peint et encore beaucoup d’entourage en fer forgé qui ont aujourd’hui disparu. 
Un accès au boulevard Carnot avec un grand portail a été aménagé dans le haut mur de clôture au nord, près du bâtiment, postérieurement au cliché.

La photo couleur a été prise il y a quelques jours avec le même cadrage. 
Le cimetière s’est vidé à partir de 1978 et la création du cimetière de Kermenguy. Les emplacements libérés ont été engazonnés à partir de l’automne 2016. 







jeudi 16 avril 2020

UNE EPIDEMIE DE VARIOLE EN 1869


Au cimetière du Vil, une belle tombe en marbre blanc attire l’attention. 
Il s’agit d’un monument élevé à la mémoire de l’abbé Cohanec, né à Roscoff le 3 mars 1821, décédé à Landéda le 10 mai 1888.

Le buste en marbre blanc de Carrare représente Jean-Marie Cohanec, coiffé d’une calotte et portant le rabat mais ni camail ni croix de chanoine ; la seule distinction que lui accorde le sculpteur est la petite rosette qui rappelle que l’ancien principal du collège de Lesneven était officier de l’instruction publique.
Sur le flanc gauche de la stèle : « AU RECTEUR DE LANDÉDA / 1868-1888 / LES PAROISSIENS ».

La Semaine religieuse du diocèse de Quimper et de Léon du 26 mai 1888 évoque, en guise d’éloge funèbre, un épisode marquant de la vie du recteur récemment décédé.









mercredi 8 avril 2020

L'ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA DE 1832


Les politiques et journalistes répètent que l’épidémie de COVID-19 est une situation inédite. Pourtant le monde a connu depuis des siècles des pandémies redoutables mais la vitesse de propagation du virus en raison de la mondialisation et surtout l’information en continu rendent la situation actuelle inédite. 

Le décompte des décès et le nombre des contaminés testés sont communiqués chaque jour alors qu’il est encore hasardeux, après un siècle, d’avancer le nombre de victimes de la grippe dite espagnole, de 20 à 50 millions de morts selon l’Institut Pasteur, peut-être 100 millions selon des évaluations récentes. On estime que l’épidémie de choléra de 1832 a fait environ 100 000 morts en France dont 19 000 Parisiens. 

Cette épidémie est à l’origine de la création du cimetière du Vil à Roscoff.