vendredi 13 janvier 2017

MEILLEURS VOEUX POUR 2017


Le conseil d’administration
 de l’association Cimetière du Vil
vous présente
ses meilleurs vœux pour 2017
 

 
Quel bilan pour 2016 ?
L’inventaire de toutes les tombes aura permis la réalisation d’un plan. Il est affiché à l’entrée du cimetière.
Nous avons proposé deux visites guidées. Le 20 avril, nous avons souligné l’intérêt des tombes d’enfants pour l'histoire de Roscoff et de ses établissements de santé accueillant des enfants malades, ce qui explique sans doute qu’elles n’ont pas été enlevées.
Mais la municipalité persiste dans sa volonté de vider le cimetière : 10 tombes dont les concessions étaient échues enlevées en avril, 25 tombes enlevées juste avant Noël.
 
Et 2017 ?
Deux visites guidées sont au programme et une exposition est prévue à l’Abri du Canot de Sauvetage du 9 au 17 septembre.
L’association sera présente régulièrement sur les lieux.
Nous avons conscience que la pérennité du cimetière est grandement menacée. Les familles doivent impérativement renouveler les concessions temporaires et veiller à l'entretien des monuments.
 

 

samedi 31 décembre 2016

PAS DE TREVE DES CONFISEURS AU CIMETIERE DU VIL

Nous avons constaté avec tristesse, deux jours avant Noël, que vingt-cinq nouvelles tombes avaient été enlevées sans soin ; des plaques gravées, des crucifix ont été abandonnés sur le gazon ou sur des tombes voisines.

 

Une tombe dont la concession n’était pas échue a été endommagée, croix déposée, entourage déplacé.
 
Parmi elles, la tombe Creignou-Foustoul où était inhumé Alain Foustoul, fils d’Alain et de Françoise Cabioch, né le 4/04/1893 à Roskogoz, soldat au 48e Régiment d’infanterie, mort à la suite de blessures de guerre le 25 septembre 1914 à l’hôpital militaire de Poitiers. Son corps est revenu par convoi le 20 décembre 1921 et a été inhumé dans le quatrième carré à gauche, onzième tombe du quatrième rang avec une concession perpétuelle accordée. Etait également gravé sur la stèle de granite le nom de son frère André, né le 10 novembre 1895, disparu au combat du Bois Bolante dans la Meuse le 13 juillet 1915.
Lors de la visite guidée du 21 septembre 2014, nous nous étions arrêtés auprès de toutes les tombes où étaient inhumés, ou tout au moins évoqués, les Morts pour la France.
Lors des rencontres avec les représentants de la municipalité, depuis deux ans, nous avons régulièrement défendu ces tombes. En effet, la concession perpétuelle est accordée aux Morts pour la France, à titre personnel et non familial, il est vrai.
Mais à partir des années 50, le cimetière étant plein, les familles ont été autorisées à enterrer des membres de leur famille dans les concessions perpétuelles de leurs Morts pour la France, sans avoir à payer de concessions et elles se croyaient donc en règle.

L’adjoint à l’Administration générale, que nous avons rencontré lors de sa permanence le jeudi 15 décembre, nous avait assuré que cette tombe ne serait pas enlevée.
Il a sauvé in extremis (mais pour combien de temps) la sépulture de Georges Teissier, zoologiste de renom, résistant, successeur de Frédéric Joliot-Curie comme directeur du CNRS de 1946 à 1950, directeur de la Station biologique de Roscoff de 1945 à 1970.
Roscoff, petite cité de caractère
ou cité de petit caractère, oublieuse de ceux qui ont fait son histoire ?
 
 
 

mardi 8 novembre 2016

VISITE DU 30 OCTOBRE 2016 : QUELQUES RENDEZ-VOUS AVEC L'HISTOIRE ROSCOVITE








25 personnes ont suivi la visite guidée proposée par notre association, le 30 octobre par un beau soleil automnal. 
Après un rapide historique du cimetière créé après l’épidémie de choléra de 1832, Dany Guillou-Beuzit a attiré l’attention sur les monuments érigés par souscription et par financement public. 





Le plus ancien était un calvaire, béni le 8 mai 1834, payé par la paroisse (photo), il reste le christ en châtaignier dans le bas-côté de l’église Notre-Dame de Croas-Batz et le soubassement sur lequel a été érigé le calvaire en granit de 1951 grâce à un emprunt municipal de 20 ans. 



Le monument aux morts du marbrier Donnart de Landerneau avec les bronzes de Quillivic a été inauguré le 12 juin 1921, grâce aux dons mais aussi par un emprunt souscrit par la municipalité sur 30 ans. 

 

Le monument commé-moratif du naufrage de l’Hilda, inauguré en avril 1906 avec sa pyramide posée sur pattes de lion, a été érigé grâce à des dons mais nous ne connaissons pas le montant de la facture ; les concessions perpétuelles des sept tombes de marchands d’oignons roscovites dont les corps ont été retrouvés sur les plages de Saint-Malo, Saint-Cast, Paramé, après le naufrage, ont été payées pour moitié, soit 1050 francs, par la compagnie London and South western Railway Company.



Le groupe s’est ensuite approché du monument élevé en l’honneur de l’abbé Cohanec, grâce à une souscription lancée par le notaire Jacques Quentel et le docteur Sagot, de Lannilis. Les anciens élèves du collège de Lesneven, les paroissiens de Landéda, tous ses amis ayant été de généreux donateurs,le comité avait pu faire appel à Yan Larhantec pour sculpter le buste en marbre blanc et la tombale de cet abbé né à Roscoff en 1821. 





  
Le monument en l’honneur de Charles Marty a permis d’évoquer les débuts de la station biologique. 
Ce garçon de laboratoire puis gardien était si apprécié du directeur Lacaze-Duthiers que celui-ci a donné son nom à une espèce de bryozoaire récoltée en 1876-77, la Lepralia Martyi et les chercheurs français et étrangers ont souscrits pour la rocaille qui porte un médaillon de bronze signé G. Quido, avec le profil du défunt et une plaque de bronze avec épitaphe





La visite s’est terminée près de la tombe du néo-zélandais Franck William Sout, co-pilote d’un avion de type Liberator, abattu au nord de l’île de Batz le 18 juin 1944. 
 Une personne parmi les visiteurs A évoqué ses souvenirs de l’avion abattu pendant qu’elle suivait la procession du Sacré-cœur, elle se souvenait aussi d’avoir vu le char portant la dépouille du co-pilote, le long de la rue Albert-de-Mun pour se rendre à la chapelle Saint-Nicolas.