mardi 8 novembre 2016

VISITE DU 30 OCTOBRE 2016 : QUELQUES RENDEZ-VOUS AVEC L'HISTOIRE ROSCOVITE








25 personnes ont suivi la visite guidée proposée par notre association, le 30 octobre par un beau soleil automnal. 
Après un rapide historique du cimetière créé après l’épidémie de choléra de 1832, Dany Guillou-Beuzit a attiré l’attention sur les monuments érigés par souscription et par financement public. 





Le plus ancien était un calvaire, béni le 8 mai 1834, payé par la paroisse (photo), il reste le christ en châtaignier dans le bas-côté de l’église Notre-Dame de Croas-Batz et le soubassement sur lequel a été érigé le calvaire en granit de 1951 grâce à un emprunt municipal de 20 ans. 



Le monument aux morts du marbrier Donnart de Landerneau avec les bronzes de Quillivic a été inauguré le 12 juin 1921, grâce aux dons mais aussi par un emprunt souscrit par la municipalité sur 30 ans. 

 

Le monument commé-moratif du naufrage de l’Hilda, inauguré en avril 1906 avec sa pyramide posée sur pattes de lion, a été érigé grâce à des dons mais nous ne connaissons pas le montant de la facture ; les concessions perpétuelles des sept tombes de marchands d’oignons roscovites dont les corps ont été retrouvés sur les plages de Saint-Malo, Saint-Cast, Paramé, après le naufrage, ont été payées pour moitié, soit 1050 francs, par la compagnie London and South western Railway Company.



Le groupe s’est ensuite approché du monument élevé en l’honneur de l’abbé Cohanec, grâce à une souscription lancée par le notaire Jacques Quentel et le docteur Sagot, de Lannilis. Les anciens élèves du collège de Lesneven, les paroissiens de Landéda, tous ses amis ayant été de généreux donateurs,le comité avait pu faire appel à Yan Larhantec pour sculpter le buste en marbre blanc et la tombale de cet abbé né à Roscoff en 1821. 





  
Le monument en l’honneur de Charles Marty a permis d’évoquer les débuts de la station biologique. 
Ce garçon de laboratoire puis gardien était si apprécié du directeur Lacaze-Duthiers que celui-ci a donné son nom à une espèce de bryozoaire récoltée en 1876-77, la Lepralia Martyi et les chercheurs français et étrangers ont souscrits pour la rocaille qui porte un médaillon de bronze signé G. Quido, avec le profil du défunt et une plaque de bronze avec épitaphe





La visite s’est terminée près de la tombe du néo-zélandais Franck William Sout, co-pilote d’un avion de type Liberator, abattu au nord de l’île de Batz le 18 juin 1944. 
 Une personne parmi les visiteurs A évoqué ses souvenirs de l’avion abattu pendant qu’elle suivait la procession du Sacré-cœur, elle se souvenait aussi d’avoir vu le char portant la dépouille du co-pilote, le long de la rue Albert-de-Mun pour se rendre à la chapelle Saint-Nicolas.





vendredi 21 octobre 2016

Quelques informations sur le cimetière du Vil



Nous avons constaté que les informations sur les panneaux à l’entrée du cimetière ont été actualisées courant octobre, ce que nous avions réclamé.  

Un plan très proche de celui que nous avons réalisé et fourni à la municipalité renseigne sur l’emplacement des tombes ; une photo aérienne permet de mieux visualiser les différents carrés. Nous avons réclamé que les carrés soient matérialisés. 
 La liste des concessions échues est à jour (voir photos en annexe). Chacun peut contacter les familles concernées en espérant qu’elles les renouvellent. Nous aurons à cœur de défendre certaines tombes en déshérence que nous jugeons d’intérêt historique et patrimonial.

 Les services techniques ont commencé à enherber le cimetière (carrés G). Cela se voit très peu encore (photo carré 5G). Les espaces à semer ont été tracés dans tout le cimetière (photo carré 1D) ; le passage entre chaque rang est ratissé, non enherbé. Le cimetière est actuellement très propre, ce n’était pas le cas en septembre et nous étions intervenus.





La prochaine visite aura lieu (si la météo le permet)
Dimanche 30 octobre 2016 à 15 h. Rendez-vous à l’entrée du cimetière. 
 Dany GUILLOU évoquera :



« Le cimetière du Vil, les monuments érigés
par souscription ou par financement public."




samedi 17 septembre 2016

AU REVOIR, RENAUD




« Il faut le réparer, il faut le ré-installer, le restaurer.
Ils ne se rendent pas compte
 qu’ils ont quelque chose d’unique au monde. »

Parlant du cimetière marin du Vil, c’est en ces termes que s’exprimait Renaud d’Herbais en 2013.

C’est avec tristesse et émotion que les membres du conseil d’administration ont appris son brusque décès, lundi 12 septembre 2016.

Avec quelques Roscovites, il a été en 2010, à l’origine de la création de l’Association Cimetière du Vil et en était un membre convaincu, à la parole forte. 

Renaud avait rejoint notre conseil d’administration fin juillet, nous apportant son énergie et sa détermination.